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    1. Faites chauffer l’huile dans un chaudron à feu moyen élevé. Ajoutez l’oignon, le poireau et le céleri. Assaisonnez et faites revenir 5 à 10 minutes.

    2. Mouillez au besoin et brassez. Ajoutez les carottes et le thym. Poursuivez la cuisson 5 minutes. Ajoutez de l’huile au besoin. Ajoutez le panais, le navet et le céleri-rave. Poursuivez la cuisson 5 minutes.

    3. Ajoutez 2 l (8 tasses) d’eau et laissez mijoter jusqu’à ce que ce soit chaud.

  • Pour la version indonésienne

    1. Utilisez et suivez la même méthode et les mêmes ingrédients que la recette de base.

    2. Au moment d’ajouter le céleri, mettez le cumin, la coriandre, la cardamome, le gingembre, le curcuma râpé, les feuilles de limes et la sauce pimentée, au goût.

    3. Faites mijoter de 12 à 15 minutes. Ajoutez le lait de coco et faites cuire quelques minutes. Ajoutez le jus de lime et la coriandre fraîche au moment de servir.

  • Pour la chaudrée de légumes

    1. Faites comme la recette de base, mais débutez en faisant revenir des lardons 5 minutes avant d’ajouter les oignons. Ajoutez la feuille de laurier en début de cuisson.

    2. Ajoutez la courge musquée, les patates douces et le maïs. En fin de cuisson, ajoutez la crème ou remplacez l’eau par du lait.

    3. Attention à maintenir la soupe à une température plus basse pour éviter que le lait ne se sépare.

Longtemps relégué au rang de légume modeste – celui des soupes de grand-mère, des potées d’hiver et des salades servies en accompagnement –, le chou est en train de changer de statut. En ce début d’année marqué par l’inflation, la quête de sens et le désir de manger plus local, il s’impose comme un ingrédient à la fois rassurant, économique et étonnamment inspirant. Bref, le chou a la cote.

C’est probablement l’un des légumes les plus polyvalents que je connaisse. On peut le travailler cru, grillé, braisé, fermenté ou transformé. Et chaque fois, on obtient une texture et une saveur différentes, résume le chef Samy Benabed, à la tête des cuisines de l’Auberge Saint-Mathieu, à Saint-Mathieu-du-Parc, en Mauricie.

Sur son menu, le chou apparaît tantôt au centre de l’assiette, tantôt en soutien; il est presque toujours présent. Le chef raconte notamment avoir mis au point une sauce de type hoisin entièrement à base de chou.

On le fait caraméliser très longtemps pour déclencher la réaction de Maillard, puis on le réduit en purée avec un peu de sucre et de mélasse. Le résultat est bluffant, explique-t-il. Une transformation végétale audacieuse, capable de remplacer des sauces traditionnellement carnées ou industrielles.

Faire beaucoup avec peu

Au-delà de sa polyvalence, le chou coche aussi toutes les cases sur le plan pratique. C’est nourrissant, peu coûteux – même quand il est bio –, et ça se conserve longtemps. En restauration, c’est un légume qui a du sens , explique Samy.

Cette capacité du chou à se métamorphoser me fascine. Dans le regard de Samy, il n’apparaît pas comme une mode passagère, mais comme un ingrédient profondément culturel, adaptable, humble et pourtant puissant.

Sa diversité, elle aussi, est impressionnante : chou vert, chou frisé, chou-feuille, chou-fleur, choux de Bruxelles. Chaque variété ouvre un champ de possibilités culinaires distinct.

Les gens pensent “chou” et s’arrêtent au chou vert, alors que la famille est immense, souligne Alexandra Romero, copropriétaire du Verre Pickl’. Ce minuscule bistro gastronomique de la rue Maguire, à Sillery, à Québec, propose une cuisine ancrée dans les racines mexicaines d’Alexandra, portée par des ingrédients locaux et par la maîtrise rigoureuse des techniques françaises de son conjoint et co-chef, Jérôme Gilpin.

Les chefs du Verre Pickl, Alexandra Romero et Jérôme Gilpin, saisissent le chou Napa à la poêle et le dresse sur une pipian enrichie d’une masa mexicaine. Un plat coloré et chaleureux qui met magnifiquement en valeur le chou. | Photo : Allison Van Rassel

La cheffe d’origine mexicaine précise que le chou est omniprésent dans la cuisine de son pays, bien que souvent discret. Cru et finement émincé dans les tacos, il apporte fraîcheur et croquant. Le chou rouge, quant à lui, est fréquemment mariné, tandis que certaines soupes sont complétées par du chou cru ajouté au moment du service.

Dans les cuisines contemporaines, notamment végétariennes et véganes, le chou prend carrément le devant de la scène. Rôti ou braisé, il devient un socle. Même sans protéine, il peut porter un plat très complexe , souligne la chef.

En ce moment, elle privilégie le chou de Savoie. Ses feuilles sont plus souples, plus goûteuses. En gastronomie, il offre un équilibre parfait entre finesse et tenue à la cuisson. Servi sur une mole ou une pipián, il apporte à la fois de la texture et de la profondeur, sans voler la vedette.

Exploration digestive

Si le chou traîne encore la réputation d’un légume banal, voire indigeste; les deux chefs s’entendent sur une chose : il mérite d’être regardé autrement. Il fait partie de nos traditions les plus réconfortantes , rappelle Samy avant d’insister sur sa polyvalence.

Alexandra, de son côté, invite à pousser l’exploration jusqu’au bout, y compris du côté de la digestion. Oui, le chou peut être plus difficile à digérer, mais on a trouvé des solutions. Au Mexique, on ajoute de l’épazote. Ça change tout , dit-elle en souriant. L’épazote est une herbe aromatique emblématique de la cuisine mexicaine. Elle est utilisée depuis des générations pour son apport aromatique, mais prisée pour ses propriétés digestives. C’est ce qui explique son emploi avec les légumineuses et le chou.Peut-être est-ce là, finalement, la clé de ce regain d’amour pour le chou : un légume humble et ancien, profondément enraciné dans les cultures culinaires, qui répond avec justesse aux réalités actuelles.Un légume capable de traverser les traditions, tout en restant étonnamment moderne. Un aliment qui, peut-être, mérite enfin son moment de gloire.

L’achat local n’a jamais été aussi important. Comme on doit manger chaque jour et qu’on a tous besoin de faire notre épicerie, pourquoi ne pas commencer en faisant une plus grande place aux aliments locaux dans notre panier chaque semaine? Pas besoin d’attendre les récoltes de l’été, on peut commencer dès maintenant et développer de nouveaux réflexes qui dureront toute l’année.

1. Repérez les produits locaux à l’épicerie

Gardez l’œil ouvert pour repérer le logo « Aliments du Québec » sur les produits. Plus de 1200 entreprises utilisent déjà cette certification, et ce ne sont pas que des petits produits du terroir qu’on réserve pour les occasions spéciales. Plusieurs sont des produits qu’on utilise au quotidien et qui font sûrement déjà partie de vos achats réguliers. Parfois, il s’agit simplement de remplacer un pain tranché par un autre ou de changer de marque de moutarde, de pâtes alimentaires ou de céréales. Certaines épiceries identifient les produits du Québec directement sur leurs étiquettes de prix sur les tablettes. C’est une autre bonne façon de les repérer! Les trouver sera un peu plus long la première fois, mais vous n’aurez pas à faire l’exercice chaque fois. Vous pourrez continuer à acheter ces nouveaux produits de semaine en semaine, sur le pilote automatique. Vous pouvez aussi attaquer une catégorie d’aliment par semaine, et ainsi transformer votre panier au fil du temps sans que ça vous prenne trois heures!

Certains aliments sont produits au Québec, d’autres sont transformés ici à partir d’ingrédients provenant d’ailleurs. Bien que l’impact sur l’environnement ne soit pas le même, dans les deux cas, ça favorise notre économie et ça crée des emplois. Par exemple, le pain St-Méthode est cuisiné à Adstock, près de Thetford Mines; les pâtes Catelli et les granolas Fourmi bionique sont produits à Montréal et les mayonnaises et moutardes de Maison Orphée, à Québec. Les farines de La Milanaise sont moulues à Saint-Jean-sur-Richelieu, le saumon des Fumoirs Gosselin est fumé à Cowansville, dans les Cantons-de-l’Est, et les huiles d’olive de La Belle Excuse sont embouteillées dans Lanaudière. Les exemples sont nombreux!

Dans l’allée des fruits et légumes, les autocollants sur les aliments indiquent généralement leur provenance, mais encore une fois, les affiches de prix indiquent aussi leur origine. Du côté des produits laitiers (lait, beurre, yogourt) et des œufs, ouvrez bien l’œil. Les options québécoises sont toujours offertes, bien qu’elles partagent l’étalage avec des produits d’ailleurs. Idem pour les viandes et volailles du Québec au rayon de la boucherie. Vous trouverez aussi du tofu 100 % local. Au comptoir des fromages, ce n’est pas le choix qui manque! Et les fromages québécois sont généralement faciles à repérer.

2. Abonnez-vous à un panier de légumes bios

Connaissez-vous le réseau des fermiers de famille? En vous abonnant à leur programme, vous recevrez chaque semaine un panier de légumes biologiques. Livrés à un point de chute près de chez vous ou de votre lieu de travail, c’est une excellente façon d’encourager une entreprise familiale de votre région. Pour en apprendre plus, nous avons publié un article sur le sujet!

3. Découvrez les producteurs de votre région

Pour aider les Québécois à consommer plus de produits frais locaux, l’Union des producteurs agricoles a lancé le mouvement Mangeons local plus que jamais, appuyé par l’application du même nom. Sous forme de carte interactive, on peut y trouver des producteurs d’ici. Plusieurs sites ont aussi été créés pour faciliter la recherche de produits locaux, dont Le panier bleu. Mis sur pied par le gouvernement du Québec, il permet aussi de trouver des entreprises locales.

4. Magasinez vos aliments en ligne

Avec des centaines de points de chute à travers le Québec, les fermes Lufa offrent une grande variété de produits québécois. En plus des légumes qui poussent dans leurs serres, l’entreprise vend aussi des produits de plusieurs producteurs québécois. De son côté, l’entreprise Maturin distribue plus de 2000 produits québécois sur sa plateforme numérique. C’est possible d’acheter une « boîte familiale » ou simplement des articles individuels. Vous pouvez faire des recherches par région ou encore, voir l’ensemble des produits offerts dans la province. La livraison se fait partout au Québec.

5. Suivez les saisons

Pour manger local à l’année, pensez à suivre les saisons. Dès le printemps, les premiers légumes d’ici font leur arrivée au marché. Puis, ça déboule! Tout arrive en même temps et c’est l’abondance tout l’été, jusqu’aux premiers gels. Pourquoi ne pas profiter de tous ces beaux produits à petit prix pour faire des réserves pour la saison froide? Congelez des petits fruits, ou encore, faites des conserves pour étirer l’été!

Et pour profiter au maximum de la belle saison, faites un petit potager. Il n’y a rien de plus local que des légumes qui poussent directement dans votre cour ou sur le balcon! Pour vous aider à démarrer votre jardin, l’illustratrice Laurence Deschamps-Léger, alias Laucolo, a réuni une foule de ressources sur le sujet, du choix des semences à l’entretien des plants, en passant par l’achat du matériel. On vous explique aussi comment faire vos semis ici.

En hiver, misez sur les légumes-racines comme les carottes, le panais et le rutabaga qui iront à merveille dans vos ragoûts et vos mijotés. Pour un peu de fraîcheur, tournez-vous vers les laitues Mirabel, les tomates Savoura, les concombres Toundra et les pommes les Croquantes qui sont disponibles localement toute l’année. Pour connaître les légumes en saison, consultez ce calendrier.

Si vous êtes en région éloignée et que l’offre est moins grande, si vous n’êtes pas à l’aise avec les commandes en ligne ou si le budget ne vous le permet pas, pas de pression. Sachez que chaque petit geste compte. Même si vous ne faites que remplacer un seul produit que vous achetiez déjà par un produit québécois, c’est déjà beaucoup pour les producteurs de chez nous. C’est en faisant collectivement notre gros possible qu’on fera une grande différence!